(#022) Journal de bord – Une journée en concours complet : le dressage. (1/3)

Comme je vous l’avais dit dans un précédent article, B. et moi nous sommes essayés au CCE (Concours Complet d’Équitation). Le dimanche 16 octobre, nous voilà donc en route vers… On ne sait pas trop quoi en fait. On a bien fait une ou deux leçons de cross avec le poney gris mais ça s’arrête là. Côté dressage, on est loin d’avoir un bon niveau (vous voyez le poney qui ne sait pas tourner et la cavalière qui ressemble à un sac à patates au trot assis ? ben vous nous avez trouvé alors!) et côté saut, disons qu’on manque encore un peu d’entraînement pour vraiment fonctionner à deux. Pour le cross, on a jusque là passé que des obstacles isolés et je n’ai aucune idée de ce qui nous attend vraiment (B. n’en parlons pas). Mais bon, on conduit jusqu’au lieu de l’épreuve et puis on verra bien !

Une fois arrivée, c’est un peu la panique. Mon épreuve est la plus tôt dans la matinée donc zoup, on descend le poney gris du camion, on frotte dur dur jusqu’à ce qu’il retrouve sa blancheur immaculée couleur de base et on enlève les copeaux qui traînent dans les crins. Et puis on refait ce pion rebelle aussi, on aurait l’air malin avec une tresse qui pointe droit sur l’encolure du poney. Et c’est parti. Autant dire que dans ma tête, c’est la panique totale, même si je connais la reprise par cœur, on l’a plusieurs fois effectuée correctement dans les semaines précédentes. Quant à B. il fait grève. Il n’avance plus. (Problème qui restera récurrent tout au long de la journée d’ailleurs.) On est aussi détendus l’un que l’autre, il faut croire ! Bon notre duo est bizarre en même temps mais c’est comme ça. Y paraît qu’on s’est quand même bien trouvés.

La détente se passe bien. Elle a lieu sur le terrain de cross (regarde les obstacles, B., regarde!), il y a plein de monde mais ça va, on s’y fait. Comment dire… En tant que cavalière d’endurance, je n’avais jamais eu à faire de détente en concours au milieu de plein de gens qui galopent et trottent dans tous les sens. C’est un chouillat déstabilisant et stressant mais on s’y fait. Et puis un terrain de cross, c’est grand donc ça va !

Que dire de la reprise de dressage… C’est une club 3 avec rien de bien compliqué : faire les coins (sauf au galop), quelques cercles au trot et au galop, un demi-cercle, du pas… A priori easy. Bah que nenni. Concrètement, notre reprise de dressage ressemblait à celle d’un débutant chevauchant un shetland pas motivé. Oui oui, je vous assure ! On part mal, j’ai le plus grand mal à faire ne serait-ce que le tour du manège, B. a peur des bordures. Et puis ensuite commence the épreuve. Genre tout ce que j’avais fait jusque là m’avait paru plus simple que cette reprise de dressage basique. B. n’avance pas (genre vraiment pas), je ressemble à un vieux tas qui ne sait pas trotter assis (note à moi-même : s’entraîner pour le prochain, beaaaaaucoup trotter assis d’ici là pour s’accorder avec B.) et nos figures sont dignes d’une cavalière ayant commencé à monter au début de l’année sur un cheval à peine débourré. Je me suis auto-faite peine à voir. Et en plus j’avais oublié de mettre mes gants. Désastreux ? Un peu. Au moins j’ai vu B. en situation de stress, quand il n’est pas pépère à la maison… Bon certes je l’avais déjà vu en endurance où il avait failli casser le nez au vétérinaire mais… Bref. On a fait au mieux, on venait pour découvrir et on a découvert !

Ce que j’en ai appris ? Qu’il faut que je travaille des trucs qui ne m’étaient jamais venu à l’esprit. Eh oui le trot assis en endurance, on en fait pas ! Eh oui, les détentes avec plein de gens qui courent dans tous les sens, des coachs qui crient, des passants qui passent (brillante phrase, je sais), c’est pas habituel ! On a juste fait l’épreuve de dressage et on a déjà appris plein de trucs. Mine de rien, la journée promet d’être utile. 😉 Pour B. qui n’avance pas depuis septembre, il est selon ma coach dans une phase que traversent tous les jeunes chevaux où ils se retiennent au max, pas trop d’efforts, on abuse pas. Bon… Au moins une explication à ce détail. Il va voir beaaaucoup l’extérieur dans les prochaines semaines alors histoire de le remettre un peu en avant.

Hop, le poney gris au repos le temps d’aller manger ! De toute façon, étant passée dans la première catégorie, il reste tous les autres à faire passer. Mais ce n’est pas le moment de buller, je n’ai même pas le temps d’aller voir mes camarades passer (de toute façon dans un manège fermé de quasiment tous les côtés, dur dur). On s’active auprès du poney-chou, on le déselle, on le brosse, on le papouille et surtout on se remet de nos émotions ! « Hey, en dressage il faut des gants ! » Et meeeerde oui je sais… Mais ils sont gentiment restés au fond de mon sac. Stress ou manque d’habitude aucune idée, en tout cas je n’y ai pas pensé une seule seconde. Pauvres gants, que je ne porte jamais… Tant pis, ce sera pour la prochaine fois.

Bon, je pensais tout caser en un seul article mais tout compte fait, il n’y a pas la place. Ou disons que je n’ai pas envie de pondre un article de quinze kilomètres de long. Je reviens bientôt sur le CSO puis sur le CCE !

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2 Replies to “(#022) Journal de bord – Une journée en concours complet : le dressage. (1/3)”

  1. […] L’épreuve de dressage est donc terminée, bien que médiocre. Bon, c’est le début d’après-midi, il est temps de se replonger dans le bain ! Contrairement au matin, ce ne sont pas les Clubs 3 qui passent en premier mais il faut y aller quand même : la reconnaissance est la même pour tous. Celle du cross est faite, reste l’obstacle. Pour ce concours-ci, on passe le CSO et on file directement pour le cross. Vous avez dit physique ? Oh oui, et pas qu’un peu. Il y a cinq à dix minutes de battement entre les deux, juste le temps de faire marcher un peu les chevaux. Bref, les copains des épreuves Poneys passent et puis c’est à nous de nous préparer. Hop là, le cher B. est resellé et prêt à repartir. Enfin presque, il est toujours aussi mollasson et froid à la jambe que ce matin… Mais tant pis, ce n’est plus vraiment le moment de se poser des questions. […]

  2. […] L’épreuve de dressage et celles de saut et de cross sont donc terminées. Nous sommes éliminés à cause du gué malheureusement mais je ne m’en veux pas. La journée a été très riche en émotions, riche en apprentissages et B. et moi nous sommes découverts d’une nouvelle façon. C’est à des lieux de notre discipline habituelle (l’endurance) mais bon sang qu’est-ce qu’on s’est amusés ! […]

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