(#050) Bavardage – Je suis mauvaise cavalière, et alors ?

Image miniature article Je suis mauvaise cavalière et alors Pony Driver blog équestre

Non non, ceci n’est pas un article d’auto-apitoiement larmoyant, je vous rassure. Ceci est un nouvel article contre cette société faite de critiques, de jugements et d’agressivité. Ceci est un article contre toutes ces personnes qui, sous couvert de « moi je sais », se permettent de donner des leçons, de vous regarder de haut, de vous rabaisser. De vous confiner dans un état précis, comme si votre savoir pouvait leur porter préjudice. Je ne parle pas ici des petits commentaires faits en passant, juste comme ça, parce que ça, nous le faisons tous (et je ne dis pas que c’est bien, mais avouons-le, on ne peut pas s’empêcher de commenter la nouvelle coupe étrange de Lucette, ou le pantalon trop grand de Georgina). Non ici, je parle de ces lynchages en règle, sur Internet ou dans la vie réelle, qui durent parfois sur des pages et des pages ou des jours et des jours.

Cet article n’est pas auto-centré : je ne parle pas spécialement de moi quand je dis « je suis mauvaise cavalière », bien que je m’inclusse dans le lot. Je n’ai jamais eu à subir ce genre de choses et je m’en félicite mais il n’empêche… Pourquoi devrait-on juger tout ce que l’on voit ? Pourquoi ne pourrait-on pas, pour une fois, se dire : Tiens, mais c’est intéressant ce qu’il fait là ! Quelles sont ses raisons d’agir ainsi ?

On n’aura jamais la même équitation que son voisin. On n’aura jamais non plus le même niveau, les mêmes motivations, les mêmes envies. C’est comme ça, c’est humain. Alors plutôt que de se critiquer, de se cracher à la figure et rabaisser ceux qui ne pensent pas pareil… Peut-être qu’on pourrait s’ouvrir et regarder ailleurs ? S’intéresser ? Écouter son voisin ne veut pas dire qu’on doit être d’accord avec lui ! On peut écouter ses raisons, les respecter voire les comprendre, sans toute fois s’incliner.

Un jour, quelqu’un vous le balance, plus ou moins consciemment. Pour ma part, il y a quelques années, ma coach m’a demandé avec agacement s’il « m’arrivait d’ouvrir un livre parfois ». Douche froide.

« L’ignorance juge tout et règne partout : le monde intellectuel est devenu la proie de l’incompétence. » – Antoine Albalat, Comment on devient écrivain. (1925)

Mais bien évidemment, tout cela nécessite de s’ouvrir, de savoir ce qui se fait ailleurs et pourquoi. Et puis ça demande aussi de savoir pourquoi on fait ce que l’on fait. Pourquoi utilise-t-on un mors ? Pourquoi passons-nous au pied nu – ou non ? Pourquoi utilise-t-on des guêtres ? Un collier de chasse ? Un amortisseur ? Pourquoi demande-t-on à son cheval telle ou telle position ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Écoutez certains cavaliers de très bon niveau, écoutez leurs réponses, et rêvez. Rêvez devant le manque cruel de connaissances et les réponses vacillantes. Rêvez devant l’ignorance. Rêvez devant ceux qui viendront vous faire la leçon mais qui resteront prisonniers de leur suffisance.

Oui, de leur suffisance. Parce qu’ils se suffisent à eux-mêmes. Alors oui, peut-être que je suis une mauvaise cavalière. Peut-être que je n’ai pas atteint ce que j’exposais dans mon article sur l’athlète heureux. Peut-être que les chevaux qui m’entourent ne sont pas pied nu et peut-être que j’utilise un filet, avec un mors, et parfois des éperons. Peut-être que B. a parfois un gogue. Mais je sais pourquoi – ou parfois, ça ne dépend pas de mes propres choix, B. ne m’appartenant pas. Et non, je ne saute pas 130 tous les samedis (ni même les lundi, mardi et autres jours de la semaine). Non, je ne fais pas des appuyés qui vous feront rêver. Je ne fais pas d’Amateurs, je ne fais pas de spectacle, je ne monte pas sans selle, en cordelette, à la plage. Et je ne m’en excuserai pas, et je n’envierai pas ceux qui y parviennent. Parce que je m’écoute et parce qu’à défaut de réaliser de véritables prouesses, j’ai au moins la satisfaction de savoir.

Je sais que je vais apprendre, que je vais écouter, que je vais regarder. Je sais que demain, je lirai ou entendrai quelque chose de nouveau, quelque chose qui viendra peut-être ébranler tout ce que je savais ou pensais savoir jusque là. Je sais que je suis libre d’apprendre et libre de penser, libre d’imaginer, de comprendre et d’avancer. Je sais que je lirai des ouvrages avec lesquels je ne serai pas d’accord et qui ne m’apporteront rien en tant que tel dans mon équitation. Mais je les aurai lu, et je saurai de quoi ils parlent et ce que défendent leurs auteurs.

Quand tu découvres l’ampleur de ce que tu ne sais pas.

Alors oui, ne pas savoir est plus simple. Parfois, je m’en veux de connaître tout ce que je connais, d’avoir autant lu sur certains sujets. C’était plus facile quand j’ignorais tout du saddle-fitting, de l’impact des amortisseurs, des tapis, des fers et autres choses. C’était plus simple aussi quand je ne savais absolument rien de l’appareil locomoteur du cheval (et de tout ce qui l’accompagne). Je pouvais mettre tel tapis parce qu’il était joli, et tel amortisseur parce que diantre, ça avait l’air stylé. Et je préférais un cheval ferré par simple esthétique. Et puis maintenant que je sais un peu, de suite, tout devient plus compliqué. Cette selle est bien mais pas parfaite, je peux le voir aux traces de transpiration et à ceci et cela, et puis encore ça et ça. Et là, ça prend la tête, on se demande comment on va rectifier le tir, comment, comment, comment… La connaissance appelle la connaissance.

L’ignorance a du bon : on se complaît dedans et on se repose l’esprit. Et puis on ne risque pas trop d’aller contre ses convictions parce que bon, on n’est pas trop au courant alors… (Je reviendrai sur les convictions de l’ignorant ensuite.) Quand on sait et qu’on n’a d’autre choix que d’aller à l’encontre de nos convictions… Bah oui, là aussi ça prend la tête. Comment faire lorsqu’on reste persuadé.e que la multiplication des couches sur le dos d’un cheval possédant une selle adaptée (ou relativement adaptée) n’est ni logique ni correcte mais qu’on a d’autre choix que d’empiler tapis anti-glisse, tapis et amortisseur en gel épais ? Eh bien on fait, parce que l’ordre vient de plus haut. Et là, deux solutions : soit c’est un carnage, comme attendu car on est persuadé que c’est mal, et on se vautre alors dans les « j’en étais sûr.e, qu’est-ce qu’ils sont stupides de penser que c’est mieux ainsi » mentaux, soit ce n’est finalement pas si néfaste et ça pousse à tempérer nos croyances. Et généralement, vous noterez qu’il s’agit de la seconde option. Ce n’est pas ce que vous auriez fait ni ce que vous feriez mais force est de reconnaître qu’il peut exister plusieurs solutions justes à un problème donné. Et chacun est libre d’opter pour la réponse qui lui convient le mieux, conformément à son passé, son expérience et ses convictions. Mais reconnaître qu’il existe d’autres solutions demande un minimum de courage et d’humilité.

Mais l’ignorant est parfois rempli de convictions intimes – basées sur rien, puisque ne s’étant souvent pas renseigné plus que cela sur le sujet et s’étant contenté de quelques ouï-dires pour agrémenter sa réflexion limitée – qu’il prendra plaisir à vous expliquer. Il vous posera aussi des questions complexes sur le pourquoi vous cherchez à vous instruire. « Mais enfin, pourquoi souhaites-tu faire un stage de Western ? [Insérer ici diverses raisons pour vous pousser à abandonner cette idée ô combien saugrenue et zarbi qui pourrait visiblement vous apprendre bien trop de choses.] » ou encore « Ah mais ces courants éthologiques là, c’est pas mon truc, je trouve ça bête. Pourquoi irais-je lire des livres là-dessus ? » Eh bien, messieurs-mesdames, pour vous faire une idée de la chose ? Par simple curiosité ? Pour découvrir d’autres univers que, sans cela, vous ne serez jamais en mesure de juger avec justesse ? Pour aller à l’encontre des préjugés que l’on peut vous asséner là-dessus et vous faire votre propre idée de la chose, basée sur un vécu, des lectures et l’engrangement des savoirs d’autres personnes, sans doute bien plus éclairées que vous à ce propos ? Ou plus simplement, pour le goût de l’aventure et de la connaissance… 🙂

Et puis ceux qui prennent leur ignorance à la rigolade, se cachant derrière des moqueries et autres gentillesses. Au moins sont-ils heureux (j’espère).

Cela dit, sachez que ceux conservant un esprit fermé sont parfois risibles. Et je pèse mes mots pour ne pas dire franchement ridicules, voire idiots dans leurs réflexions étroites. Combien de fois m’a-t-on demandé – en dehors de mon club ET au sein-même de celui-ci, proposant pourtant ces activités – si je travaillais en manège du coup, vu qu’il m’arrivait de faire de l’endurance ? Et combien de fois m’a-t-on dit avec assurance que l’endurance ne pouvait pas être comparée à de VRAIES disciplines équestres (sous-entendues ici le CSO, CCE et dressage → aka les disciplines olympiques) et qu’il ne s’agissait de que balades. De balades, oui. Baladons peu, baladons bien mes amis, et partons vite explorer ce gouffre de méconnaissance effrayant de la part de cavaliers prétendument de bon niveau. Moi en attendant, je repars lire mes livres sur le CCE (excusez-moi de n’être, avec B. qu’à envisager la club 2 !) et d’éthologie équine. « Ah, le truc des ronds de longe et des licols étho’ là ? » Non, éthologie, de son sens premier et scientifique. « Et à quoi ça va te servir de lire des trucs sur la vision du cheval et sur son comportement à l’état naturel ? » Eh bien de savoir pourquoi mon cheval a fait un écart ici ou là, ou a rencontré une difficulté ici, et à agir en connaissance de cause et sans abus. cf. L’Athlète heureux.

Méfiez-vous de ceux qui voudront vous emprisonner dans un état. Méfiez-vous de ceux qui vous diront que lire, c’est inutile à votre niveau, que savoir ces trucs ne vous servira à rien tant que votre assiette n’est pas ceci ou n’est pas cela. Et méfiez-vous de ceux qui chercheront à vous retenir en vous interdisant de découvrir de nouveaux horizons. Il n’y a pas de niveau à atteindre ou de preuve à fournir pour obtenir le droit d’apprendre, mais apprendre vous donnera accès à tout. On peut être Galop 1 (ou 0 ou 2 ou 12) et vouloir lire des ouvrages pointus. Peut-être que certains concepts vous paraîtront un peu obscurs voire complètement étranges mais le jour où vous les approcherez, vous saurez, et vous saurez les saisir quand ils se présenteront à vous. Le jour où votre cheval, dans un instant parfait, sera léger, vous saurez le reconnaître parce que vous saurez déjà qu’il s’agit de l’une des concepts recherchés en équitation depuis la nuit des temps. Et ce n’est qu’un exemple parmi mille. Le jour où votre cheval fera un écart pour « rien », vous ne vous direz pas « c’est juste qu’il est con » mais « Ah, c’est à cause de la couleur changeante du sol à cet endroit » et vous en tirerez les conclusions qui s’imposent ou vous anticiperez, ce qui vous évitera de connaître une séparation des corps douloureuse.

Pour revenir dans les débats classiques – mais ô combien virulents, encore aujourd’hui fin 2017 – pourquoi celui qui prône le pied nu ne pourrait pas écouter les raisons de celui qui ferre et se dire « Très bien, c’est son choix. Il a ses raisons, que je peux comprendre – ou pas ! – et je peux respecter ça. Mais pour ma part, j’en resterai au pied nu car c’est ce qui me ressemble et qui correspond à mes convictions. » J’ajoute en passant que ce qui est « dit comme ça » mais qu’il « ne faut pas prendre aussi mal enfin », donc tous ces petits commentaires passagers au détour d’un couloir, donnés avec ce ton bien précis, a toute sa place dans cet article.

Il faut avoir ses convictions propres, mais il faut aussi être prêt à croiser celles des autres. Si on pense d’une certaine façon, il est normal que d’autres pensent l’inverse et croient eux aussi détenir la vérité. Mais qui de vous ou d’eux sait vraiment ? Ce serait bien arrogant de se convaincre qu’il s’agit forcément de nous…

Sur ces bonnes paroles, je m’en vais voir la fin de Danse avec les Stars (après tout, rien de tel qu’autre chose que le poney pour revenir l’esprit frais et dispo :P) !

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11 Replies to “(#050) Bavardage – Je suis mauvaise cavalière, et alors ?”

  1. Amen
    Entre le passage des « l’équitation ça ne s’apprend pas dans un livre », les « je me complète dans mon ignorance », les « tout vu tout du tout fut » je ne peux que valider ! Et effectivement tout est plus simple quand on ne sait rien et c’est très douloureux ensuite quand on a un œil averti et qu’on le suggère aux autres qui n’auront pour seule réponse « roh ça va on a toujours fait comme ça et il est pas mort hein ! »
    Certes mais est ce une raison pour ne pas chercher mieux et an progresser ?
    Dans les livres que j’ai lu que j’ai détesté’ (et je le savais avant de le lire) mais je me devais de le lire « le silence des chevaux » de Pierre enoff. Je n’en retire pas grand chose textuellement car je suis en accord avec bien peu de choses mais il aura eu le mérite de m’ouvrir l’esprit et de me lancer sur une autre voie ce qui au final m’aura apporté bien plus que beaucoup de livres que j’ai adoré’ et qui ne m’auront apporté qu’une connaissance théorique

    1. Ah ! J’ai aussi détesté le Silence des Chevaux de Pierre Enoff – ou du moins son ton condescendant tout du long et son rabâchage inutile – mais ce livre m’a aussi énormément appris (d’ailleurs, l’un de ceux m’ayant le plus fait réfléchir, même si je grinçais des dents à chaque page) ! Contente de voir qu’il a eu son petit effet ailleurs, et un effet similaire de surcroît !

  2. Ouah ton article est bien écrit ! J’ai rencontré la même problématique que toi cette semaine sur les réseaux sociaux ! Je suis nouvelle utilisatrice de tous ces réseaux avec mon tout récent blog et j’hallucine un peu du commentaires sur Facebook, qui ressemble trop souvent à du lynchage sur une place publique. Cette semaine tournait en boucle une vidéo d’un accident malheureux de cavaliers inconscients du danger qui trottaient sur la glace avant que la glace ne se casse… Les commentaires étaient des insultes, « bandes de cons », « connards », « abrutis »…et autres jolis noms d’oiseaux ! J’ai essayé de tempérer les propos car ces gens seraient vraiment abrutis s’ils l’avaient fait exprès. Certes ce n’était pas malin, mais il arrive à tout le monde de faire des erreurs des jugements ! Les pauvres gars sur la vidéo galéraient a essayé de sauver leur chevaux, qui a sauter eux aussi dans l’eau glacée en attendant les secours ! Je pense qu’ils ont du avoir peur pour leur chevaux et avoir honte de leur erreur et Facebook (et ses adeptes) leur infligent une double peine sous couvert de quasi anonymat. J’ai tenté d’expliquer qu’on n’avait jamais fait grandir personne avec des insultes. Mes propos sont restés vains et les insultes contre ces pauvres gars et leur chevaux ont repris de plus belle, à coup de smiley orange et sourcils froncés.
    Alors je partagerai volontiers ton article la prochaine fois, à tous les gens qui savent, qui sont mieux que les autres et qui passent leur pauvre journée à être obligés de commenter les bêtises des autres pseudos cavaliers qui ne leur arrivent pas à la cheville !
    Belle journée à toi et bravo pour ton article.  » Va, et porte sur le monde un regard sans haine » la légende d’Ashitaka

    1. Contente que l’article ait plu ! (J’avoue qu’avec ce type d’articles, je suis toujours sceptique vis-à-vis de la réception ensuite…)

      Oui, on voit beaucoup trop de ces lynchages, et si tu viens à glisser ton avis, tu as des chances de passer à la casserole toi aussi. Je me souviens d’un topic posté sur un forum équestre bien connu où une jeune fille demandait des conseils pour le débourrage d’un shetland entier relativement sauvage, le tout sans encadrement et sans expérience. Alors certes ce n’était pas bien malin non plus mais plutôt que de la traiter d’idiote à mots couverts, autant lui expliquer les risques et ce qu’elle devrait plutôt faire (confier le débourrage à un connaisseur ou se faire encadrer) ou, le cas échéant, essayer de limiter la casse. Insulter n’a jamais fait avancer le monde et ça pousse bien souvent les gens à faire des âneries.

      Ici la jeune fille, plutôt que de trouver des conseils (elle avait au moins l’honnêteté d’avoir présenté la situation telle quelle et d’avoir cherché à se renseigner !) n’a trouvé que des monsieurs-je-sais-tout qui l’ont rembarré avec méchanceté. Qu’a-t-elle fait ? Elle a tourné les talons et n’est jamais revenue, et a sans doute tenté de débourrer le shetland avec les moyens de bord. Ça n’aurait pas forcément été mieux autrement mais quelques petits conseils bien donnés auraient pu éviter ça. 🙂 (Enfin si ça se trouve, elle a effectivement débourrer le shetland en solo, ça s’est très bien passé et elle aura appris par elle-même ! Nous n’en savons et n’en saurons rien du coup…)

      Pour ce qui est des cavaliers sur la glace, on ne peut pas non plus savoir : peut-être ne savaient-ils pas ce qu’il en était pour le terrain ? Peut-être que sur le moment, ça leur est apparu comme amusant ou comme une chouette expérience… On a tous eu un jour des idées farfelues, voire franchement débiles (que celui pour qui ce n’est pas le cas lève la main !) et qu’on a amèrement regretté ensuite… Alors des fois c’est sans conséquence grave et on réalise ensuite que ça aurait pu l’être, et parfois ça tourne à l’accident… C’est comme ça. Le pire là-dedans, c’est que ces gens qui critiquent/insultent/conseillent avec condescendance ne voit qu’un moment T ! Je n’ai pas vu la vidéo mais j’imagine qu’ils ne voient pas forcément l’avant, ce qui a amené à cette situation ! Ça peut être une idée idiote bien sûr – le fun – ou une idée idiote née d’un contexte bien précis (La route est bloquée ? Ah ah, on n’a plus qu’à traverser par l’étendue de glace… Ah mais ouais, en vrai c’est une solution… Et on va vite parce que si la glace casse…). Je parle sans savoir mais les autres aussi… C’est un peu comme ces manipulations médiatiques constantes où on prend une phrase sortie de son contexte et on la commente à l’infini : on ne sait ni l’avant, ni l’après, ni le pourquoi, mais vas-y qu’on critique. (Oups, je m’étale encore. xD)

  3. Ha la la… Je suis en totale harmonie avec ton article ! (Ou est-ce l’inverse ? ). Bref… J’ai l’impression que ce type de réflexion se révièlera encore longtemps utile à diffuser … Merci à toi !

    1. Ravie que l’article trouve un écho en toi ! 😀

  4. « Alors oui, ne pas savoir est plus simple. Parfois, je m’en veux de connaître tout ce que je connais, d’avoir autant lu sur certains sujets. C’était plus facile quand j’ignorais tout du saddle-fitting, de l’impact des amortisseurs, des tapis, des fers et autres choses. C’était plus simple aussi quand je ne savais absolument rien de l’appareil locomoteur du cheval (et de tout ce qui l’accompagne). Je pouvais mettre tel tapis parce qu’il était joli, et tel amortisseur parce que diantre, ça avait l’air stylé. Et je préférais un cheval ferré par simple esthétique. Et puis maintenant que je sais un peu, de suite, tout devient plus compliqué. Cette selle est bien mais pas parfaite, je peux le voir aux traces de transpiration et à ceci et cela, et puis encore ça et ça. Et là, ça prend la tête, on se demande comment on va rectifier le tir, comment, comment, comment… La connaissance appelle la connaissance. »

    Ahlala je ne peux que plussoyer puissance 10 000 ! Combien de fois ai-je pensé ça ? Il y a un paquet d’années en arrière je ne faisais que faire ce qu’on me disait de faire, suivre les us et coutumes sans jamais rien questionner. Et c’est tellement plus simple, plus facile, plus reposant de suivre la norme et s’en remettre à d’autres…

    Mais bon Dieu, c’est tellement plus enrichissant de penser par soi-même, évoluer, continuer à apprendre, à comprendre et je crois bien que nos chevaux ne s’en portent pas plus mal ! Désormais, chaque pas que je fais est réfléchi et je n’hésite pas à faire marche arrière si j’ai eu faux. Je ne pourrais plus me contenter de faire comme on me dit de faire et ma curiosité et sans cesse grandissante !

  5. A mon sens on apprend vraiment en s’intéressant à tout. Ce n’est pas pour autant que l’on doit commencer une discipline ou autre pour la stopper aussi net lorsque quelqu’un nous parlera d’une autre.

    J’aime écouter les amoureux des chevaux, qui me parlent de leur façon de voir les choses, les raisons qui les ont amenés à penser ou agir d’une certaine façon. Comme tu le dis, il n’y a, à mon sens pas de méthode miracle qui s’adapte à tous les chevaux, les approches différent parce que les individus sont différents.

    Un très bon article, qui fait réfléchir et se poser de bonne question.

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