(#013) Journal de bord – L’été au poney, ou travailler dans un centre équestre.

Oh là là je me rends compte à quel point ça fait longtemps que je n’ai rien posté sur le blog (ni même sur Twitter, ou Instagram) ! Avec les examens puis le début des vacances, tout ce que j’avais à rattraper m’a littéralement engloutie et ça me désole bien. Mais tout de même, deux mois sans article, c’est pousser le bouchon un peu loin. D’autant que ce n’est pas comme si j’étais en manque d’idées, loin de là. Mais justement, les grandes vacances sont bientôt là et avec elles la fin des activités équestres pour tous les cavaliers de club lambdas comme moi. Le mois de Juillet, ça signifie la fin des reprises régulières et beaucoup moins de chevaux pendant deux longs mois d’été. Pour certains (pour beaucoup autour de moi en fait), ça n’a pas l’air spécialement traumatisant et j’aimerais parfois ne pas être aussi passionnée. Ça a l’air chouette aussi de pouvoir considérer les deux mois d’été avec bonheur sans arrière-pensée en mode « ouais mais c’est nul parce que je ne vais pas monter à cheval – ou peu – pendant deux mois ». Non, en fait j’adore être totalement conquise par ma passion.

Certains profitent des deux mois d’été pour faire des randonnées à cheval ou découvrir de nouvelles choses à travers des stages et j’avoue que moi aussi, ça me tenterait bien tout ça… Malheureusement je suis cavalière passionnée, mais je suis surtout cavalière sans-le-sou. (J’aurais dû appeler le blog comme ça, tenez, Chroniques de la Cavalière Sans-le-sou.) Donc les belles randonnées, les stages, tout ça… C’est à oublier si je souhaite financer mon année suivante à cheval, voire prendre enfin B. en demi-pension. (Cavalière sans-le-sou, mais cavalière ambitieuse, oui oui !) Ayant désespérément cherché du boulot sans en trouver et me voyant refouler à grands coups de « mais madame, vous n’avez pas d’expérience dans ce domaine et on cherche des gens qui en ont ! » (laissez-moi travailler et je l’aurai, votre expérience) il a fallu que je trouve comment occuper mon été.

C’est ainsi que je me suis retrouvée à aller au culot demander à un jeune club équestre s’il ne voulait pas me prendre comme stagiaire pour l’été, à m’enseigner des tonnes de trucs sur les chevaux en échange d’un travail de palefrenier. Franchement ? Je pensais me faire remballer proprement mais non, ça a été accepté avec grand plaisir. Et j’étais pourtant une parfaite inconnue. Me voici donc recrutée jusqu’à fin juin tous les samedis pour aider les gamins à préparer leurs poneys, à faire les boxes, sortir les chevaux au paddock, en défouler certains. Dés juillet et jusqu’à fin août, ce sera un boulot à la semaine comme palefrenière toujours, avec en plus les chevaux à sortir et à faire travailler un minimum. D’autant que le club est encore jeune et accroît petit à petit sa cavalerie. J’ai donc bon espoir de bien progresser pendant les vacances, notamment en découvrant de nouveaux chevaux et un nouveau moniteur. Je disais dans cet article qu’il fallait toujours oser sortir de sa zone de confort pour aller voir ailleurs, pour constamment vérifier ce qu’il y a derrière la colline… Je le redis encore une fois avec encore plus de certitude : il faut oser aller voir au-delà de ce qu’on connaît. Je ne me voyais pas me lancer dans le CSO et voilà que je projette de participer au prochain concours où ce club ira ! Je trouve que j’ai un très mauvais niveau en saut… je suis à peu près certaine de commencer à y remédier dans l’été.

C’est vrai, je suis aller voir dans un autre club, totalement inconnu, pour demander un stage où je ne serai pas rémunérer, donc pourquoi ne pas en avoir fait la demande au sein du club où je monte habituellement ? Où il y a pourtant B. et Harley ? Le centre équestre que je fréquente me voit comme une cliente (et c’est ce que je suis) et comme une élève, pas comme une employée. J’aurais certainement pu, avec un peu de conviction, convaincre la gérante de me laisser travailler là en échange de cours mais ça n’aurait pas été pareil. Même ainsi, je serais restée la cliente. Là, je ne suis pas arrivée en tant que cliente mais clairement en tant que stagiaire. J’y travaille comme membre de l’équipe (officieusement, mais tout de même). Eh bien ça se ressent même auprès des… clients pour le coup ! Ça me laisse des responsabilités qui ne peuvent que me permettre d’apprendre des choses ! Si je me plante… je suis responsable également. Mais c’est en forgeant qu’on devient forgeron.

Bref, voici à quoi va être occupé mon été donc ce blog, entre deux soirées épuisées, sera au moins certain de ne pas manquer d’inspiration et de poneys pendant ces deux mois si souvent arides pour les cavaliers de club. Je ne sais pas si j’aurai beaucoup le temps (enfin surtout la connexion Internet xD) pour rédiger mais ça va me donner un nouvel élan et, je l’espère, de nouvelles choses à partager. ♥ Et Instagram risque d’être bien fourni à cette occasion, tout comme Twitter, pour commenter un peu tout cela. En tout cas, je fais le plein de poneys et de chevaux pendant deux mois d’été (sous le dur soleil du sud /pan).

PSJe devais rédiger un compte-rendu de ma dernière endurance avec B. mais ça ne s’est pas fait. Ce n’était pas par manque de temps pour le coup mais simplement car pour certaines raisons, elle ne convient pas à un compte-rendu. (Des présences extérieures qui ont quelques peu empêché le bon déroulement d’une réelle course et qui auraient donné à mon article des allures de critiques.) Puisque je ne veux surtout pas donner cette orientation à Chroniques Hivernales, je préfère le laisser au placard et revenir l’an prochain pour un autre compte-rendu, d’une course future, sans doute en solitaire. Cependant B. m’a vraiment étonnée durant cette course et a de nouveau montré son grand cœur qui me plaît tant. Donc bravo B., et merci à toi mon petit explorateur des sentiers, tu es extra !

Bientôt un nouvel article ! ?

Une photo publiée par Chroniques Hivernales (@hegozaldi) le 1 Avril 2016 à 2h02 PDT

 

Vous vous souvenez de ce post sur Instagram ? J’attendais le propriétaire du centre équestre qui m’emploie au moment où j’ai pris cette photo. Comme quoi il m’aura même permis de me lancer dans l’aventure Instagram (et Twitter) aussi. ♥

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One Reply to “(#013) Journal de bord – L’été au poney, ou travailler dans un centre équestre.”

  1. […] vous le savez sans doute – sinon jette un coup d’œil par là – j’ai cet été travaillé deux mois durant dans une écurie. Ce n’est pas celle où […]

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