(#043) Journal de bord… en voyage ! – Hegozaldi rentre d’Irlande, le récap’.

Comme dit précédemment dans cet article, j’ai eu la chance de trouver un emploi pour trois mois en Irlande, plus exactement dans le Couty Clare, et… auprès des chevaux ! Pour douze semaines, je suis donc devenue guide à cheval et crois-moi, ce n’est pas une expérience que je risque d’oublier !

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Je comptais à la base publier un récit régulier de mes aventures sur le sol irlandais mais ma connexion internet (proche de zéro) a quelque peu mis à mal mon ambitieux désir. Déjà, je te plante le décor : moi, petite citadine du sud-ouest français, je me retrouve perdue au milieu des bois, en Irlande. Le décor n’a rien à envier à ceux d’une forêt de film de fantasy avec ses grands sapins, son sol recouvert de mousse, ses ruisseaux dans tous les sens et surtout le peu d’habitations environnantes. C’est clair que pour un touriste en mal de nature, le Clare est l’endroit idéal pour se ressourcer. J’arrive donc dans une ferme équestre dédiée au tourisme. Pauvre Française que je suis, je parle très mal anglais (d’accord ça c’est ma faute) et je me sens complètement perdue dans cet environnement qui n’est pas du tout le mien.

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Concrètement, c’était quoi mon job ?

Ben concrètement, je bossais avec les chevaux 24h/24 (l’appartement se situait contre les boxes, donc j’avais un poney derrière mon mur la nuit). Entretien des écuries, soins aux chevaux (et aux ânes, ainsi qu’aux autres animaux), entraînements et débourrages, gestion des ferrures et du matériel… En gros, la gestion du centre équestre (bon, on était sept filles au plus fort de la saison, en août). Et en bonus, la joie de devoir guider des troupes de touristes à travers la cambrousse irlandaise, avec son lot de grands moments.

La gestion des écuries ne m’a pas posé de problème particulier, ayant déjà travaillé en centre équestre par le passé. Qu’on soit en Irlande ou en France, un cheval reste un cheval, et un box un box (quoi que, ceux de la ferme n’était qu’à moitié rempli de copeaux seulement, et non intégralement comme on peut le voir le plus souvent en France). Récurer, nourrir, entretenir, peindre et repeindre, sortir et rentrer les chevaux… C’était cool mais je n’ai rien appris de particulier sur ce plan-là…

C’est plutôt mon rôle de guide à cheval qui m’a énormément appris. En France, c’est un rôle nécessitant un diplôme mais en Irlande, ce n’est pas le cas ! Eh bien crois-moi, je comprends mieux pourquoi c’est tellement réglementé par chez nous : ça ne s’improvise pas et au départ, j’étais franchement mal à l’aise. Ben oui, il faut m’imaginer, du haut de mes vingt ans, me retrouver à gérer avec une camarade un groupe de touristes venus de tous les horizons possibles et inimaginables, certains ne parlant quasiment pas anglais… Dur. Sans compter qu’on se retrouve donc jeté dans le monde du cheval (pas un univers simple donc), et dans celui du tourisme (donc pas évident non plus).

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Qu’est-ce que j’ai appris ?

La langue anglaise. Oui bon tu vas me dire, c’était quand même le but en partant dans un pays anglophone sans parler anglais de base. Mais je confirme : trois mois, c’est le minimum pour appréhender une langue qu’on ne parle quasiment pas au départ et pour apprendre à se débrouiller dans la vie de tous les jours. Moins, on doit se sentir coupé dans son expérience. Pour ma part, je me sens apte à me débrouiller en terre anglophone sans trop de soucis, tant qu’on ne me demande pas de me lancer dans un vaste discours sur un sujet obscur.

Un grand talent d’improvisation et savoir garder son calme en toute circonstance. Qui dit touristes à cheval dit surprises. Parfois de chouettes surprises, comme un client gentil, bon cavalier et respectueux, et parfois de moins drôles avec un client ayant clairement menti sur son niveau, son poids, sa taille ou tout ce qu’on voudra. Et il faut le dire, parfois on se retrouve dans des situations rocambolesques ou carrément compliquées et il faut savoir trouver une solution quoi qu’il advienne.

Gérer une dizaine de chevaux en un temps record, en connaître une quarantaine sur le bout des doigts. Ben oui, c’est bien le challenge quand tu bosses dans une écurie, c’est qu’il faut connaître ta cavalerie : les noms, les caractères, qui aime qui… Qui est qui aussi, parce que mine de rien, quand on te dit d’aller chercher untel, un Irish Cob, dans un pré où logent douze Irish Cobs, ça peut vite se transformer en grand moment de solitude. « Il est noir et blanc ! » Yup, comme les onze autres… xD

Bref, je dirais qu’il s’agit de LA grande expérience de ma vie pour le moment : à l’étranger, dans un univers que je ne connais pas (le tourisme) et sans aide extérieure. Au début ça pique, au milieu c’est vraiment difficile, à la fin c’est un grand rêve ! Je ne regretterai jamais ce voyage et j’espère pouvoir remettre ça l’année prochaine, ici ou ailleurs, afin de parfaire mes connaissances. Voyager, c’était découvrir, et c’était aussi faire des rencontres, lier de grande amitiés, connaître de nouvelles choses et de nouveaux chevaux, sortir de ma zone de confort…

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4 Replies to “(#043) Journal de bord… en voyage ! – Hegozaldi rentre d’Irlande, le récap’.”

  1. > La langue anglaise : ça aurait pas trop été un soucis pour moi ça … j’adooooooore l’anglais. Par contre je suis une M en allemand ^^
    >d’aller chercher untel, un Irish Cob, dans un pré où logent douze Irish Cobs : je suis tellement fan de ces chevaux j’aime beaucoup tout ce qui est du domaine du tourisme et j’en ai un peu dans mon travail, c’est un domaine dans le quel je serai volontiers partie 🙂

    En effet quelle aventure merveilleuse ! et quels paysages, c’est une région magnifique que je garde en tête ! Bravo d’avoir eu le courage de le faire et en effet, si tu as l’occasion de refaire ça … FONCE.

    S’il y a bien une chose que je regrette dans ma vie, c’est de ne pas avoir fait de séjours linguistiques (oui ma petite vie, j’ai 25 ans :p ). Mais j’ai eu ma jument à 16 ans (j’ai fini mes études à 18 ans) donc pas facile de la « laisser » pendant 3-6 mois voir une année Fiona … ainsi que ma chienne.

    1. C’est certain que lorsqu’on commence à être responsable d’un animal ou autre, ça devient difficile de partir pour un long séjour à l’étranger. Même moi sans être propriétaire, j’ai trouvé difficile de laisser B. pendant trois mois alors que je n’en suis même pas responsable techniquement parlant (c’est juste l’affect’ qui parle donc)… Cela dit, c’est vraiment fantastique donc si un jour tu as la moindre occasion, il faut que tu fonces ! 😀

      1. Oui 🙂 j’espère bien partir au moins 3 semaines à 1 mois aux USA-Canada-Alaska une fois.

  2. […] te dire que j’en suis ab-so-lu-ment ra-vie ! Comme tu le sais sans doute, je suis partie travailler six mois en Irlande. Comment dire qu’il n’y a pas meilleur terrain de jeu pour tester ce petit pantalon […]

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